Prodigalité

petit-mendiant

Le petit mendiant, pieds nus, suit son chemin,
De village en village il va tendre la main,
Traînant à ses côtés son bâton et sa miche,
Car le rare passant d’aumône est assez chiche.
Devenu forcément philosophe et rêveur,
il marche d’un pas lent dans l’air plein de saveur
Ecoutant les oiseaux qui se cherchent querelle.
Comme il est fatigué, près d’une passerelle
Il s’assied. Devant lui, des canards fendent l’eau,
Tout en donnant la chasse au moindre vermisseau.
Alors, cassant son pain, lentement, miette à miette,
Au milieu de leurs rangs empressés, il le jette.
Et ce déshérité, prodigue et généreux,
Se donne le plaisir de faire des heureux.

Amélie Dewailly.

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